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mardi 14 juin 2011

Le Comité s’agrandit

Outre les personnes qui sont à l’initiative du Comité, nous ont rejoints :

- Monsieur Michel BOURGAT –Docteur généraliste, adjoint à la Mairie de Marseille-
- Monsieur Gérard BOCAMAIELLO –gérant du Marseillois-
- Monsieur Alain MAZZANINI –restaurateur-
- Monsieur Hervé BOVO –Lieutenant Sapeur pompier Professionnel-
- Negrita –auteur, compositeur, interprète Légende vivante de la musique Rrom-
- Monsieur Claude JORDA – Enseignant, Conseiller Général-
- Maître Eric MEDIONI –Avocat au barreau de Marseille-
- Monsieur Marc SEROPIAN –Ancien mineur de fond, membre de la communauté arménienne-


Toutes les bonnes volontés sont accueillies à bras ouverts pour cette noble cause qu’est la reconnaissance du génocide tzigane.

dimanche 15 mai 2011

L'appel d'anciens résistants aux jeunes générations

LEMONDE.FR | 14.05.11 | 15h10 • Mis à jour le 14.05.11 | 17h27




L'ancien résistant Stéphane Hessel lors du lancement de l'Appel de Thorens-Glières, samedi 14 mai.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT
Réunis samedi 14 mai sur le plateau des Glières, haut-lieu de la résistance, en Haute-Savoie, des vétérans de la lutte contre l'Occupation lancent un appel aux candidats à la présidentielle de 2012 afin de ranimer les idéaux de la Libération. Comment retrouver l'esprit des réformes politiques de 1944 ? Voici le texte intégral de l'appel, obtenu par Le Monde :


Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011
Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un " Appel aux jeunes générations " dénonçant notamment " la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ". Cette tendance régressive s'accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s'en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l'espoir qu'un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd'hui concevable de définir un nouveau "programme de la Résistance" pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s'annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d'intérêts particuliers sans traiter :
• des causes politiques des injustices sociales,
• des raisons des dérégulations internationales,
• des origines des déséquilibres écologiques croissants.
Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l'élaboration d'un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR " Les jours heureux " adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l'identité républicaine française.
Avec l'association " Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui " nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine " Liberté Egalité Fraternité ".
Premièrement, afin de garantir l'égalité :
Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l'est d'autant plus aujourd'hui, alors que le pays n'a cessé de s'enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l'éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l'égalité républicaine. Une égalité qui n'a de sens que dans le respect du droit des étrangers.
Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
• Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
• Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l'action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d'ailleurs défini à l'article 2 de la constitution actuelle : " gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ".
• Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d'argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d'" Assemblée constituante " vers de nouvelles pratiques républicaines.
Troisièmement, afin de garantir la fraternité :
Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l'être humain comme l'eau, la nourriture et l'énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l'épanouissement du plus grand nombre et d'offrir une perspective d'avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l'Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : " Créer c'est résister. Résister c'est créer ".

Les signataires : Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l'Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l'ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.


Cet appel nous fait dire qu'il faut signer la pétition que nous avons lancé le 24 Février pour que nous disions tous PLUS JAMAIS CA

vendredi 15 avril 2011

Liste de politiques de tous horizons qui soutiennent notre action

Liste des députés


Jean LASSALLE, du Modem, député de la 4ème circonscription des Pyrénées Atlantiques, et François DE RUGY, des Verts-Europe écologies, député de Loire-Atlantique, sont prêts à nous soutenir dans notre action.

Pour le groupe des députés UMP :

André WOJCIECHOWSKI, député de la Moselle, « la démarche lui paraît opportune et nos remarques justes si bien qu’il est prêt à faire ce qu’il faut pour rouvrir le dossier ».

Françoise DE SALVADOR, députée de l’Essonne, « a pris connaissance de notre courrier avec la plus grande attention ».


Pour le groupe des députés socialistes, radicaux citoyens et divers gauche :

Jean-Louis BIANCO, député des Alpes de Haute Provence, « il est aujourd’hui fondamental que la contestation du génocide tzigane constitue un délit ». Il nous assure de son soutien en ce sens.

David HABIB, maire de Mourenx, député de la 3ème circonscription des Pyrénées Atlantiques, va porter « à la connaissance de son président de groupe notre courrier ainsi que la proposition de loi en lui demandant de bien vouloir prendre en compte notre initiative. » et nous assure de son soutien « dans le cas où ce texte serait mis en discussion à l’Assemblée Nationale ».

Jean-Louis DUMONT, député de la Meuse : «sensible à la nécessité du Devoir de Mémoire, il relaye notre demande auprès de son groupe » et « restera attentif aux discussions et débats qui auront lieu à ce sujet ».

Michel DESTOT, maire de Grenoble, député de l’Isère, « est sensible à nos revendications » et se fera « l’écho de notre demande auprès du groupe Socialiste, radical citoyen et divers gauche ».


Liste des Sénateurs

Pour le groupe des sénateurs UMP :

Xavier PINTAT, maire de Soulac-sur-Mer, sénateur de la Gironde, nous informe « qu’il évoquera cette question avec les membres de son groupe ».

Raymond COUDERC, maire de Béziers, sénateur de l’Hérault « a pris connaissance de notre courrier avec la plus grande attention ».


Pour le groupe des sénateurs :

Louis MERMAZ, sénateur de l’Isère, « fait part de notre proposition à son groupe » et partage notre préoccupation.




Liste des députés européens
Catherine GREZE (groupe verts), nous informe de sa démarche en février 2011 au parlement européen.



Alors les ami(e)s signez et faites signer

lundi 11 avril 2011

Reconnaissance du génocide tzigane lors de la seconde guerre mondiale nouvel essai

Le dépôt de la proposition de loi passe en commission de recevabilité financière Mercredi 13 Avril 2011.

La proposition de loi est redéposée tel quel par :

M. Jean-Jacques CANDELIER avec comme signataires Mme Marie-Hélène AMIABLE,M. François ASENSI,Mme Martine BILLARD, M.Alain BOCQUET,M. Patrick BRAOUEZEC,M. Jean-Pierre BRARD,Mme Marie-George BUFFET,M. André CHASSAIGNE,M. Jacques DESALLANGRE,M. Marc DOLEZ,
MmeJacqueline FRAYSSE,M. André GERIN,M. Pierre GOSNAT,M. Jean-Paul LECOQ,M. Roland MUZEAU,M. Daniel PAUL,M. Jean-Claude SANDRIER,M. Michel VAXES.

lundi 4 avril 2011

Réunion du bureau constitutif ce jour 4 avril 2011


Suite au lancement du Comité et de la pétition en ligne nous devions faire le point.

Nous avons à ce jour 578 signatures sur la pétition mais certaines n’ont pas encore été validées.

D’autre part il y a eu des réactions de personnalités politiques de tous horizons favorables à notre action.

Pour ce faire, certains d’entre eux vont présenter à nouveau la proposition de loi tendant à la reconnaissance du génocide tzigane à la commission de recevabilité entre le 14-15 avril prochain.

Effectivement c’est la nouvelle procédure avant de proposer une motion à l’Assemblée Nationale.

Nous demandons à toutes celles et ceux qui n’ont pas encore signé ou validé leur signature de le faire et d’en parler à vos amis car la meilleure des publicités est le « bouche à oreille » Merci à tous

mardi 22 mars 2011

Pétition sur "Comité d'Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane" : Site de pétitions en ligne

Pétition sur "Comité d'Action pour la Reconnaissance du Génocide Tzigane" : Site de pétitions en ligne

Oui beaucoup de personnes sont allées signer (545 signatues aujourd'hui) mais cela ne suffit pas

Il nous faut sensibiliser autour de nous pour que nous soyons entendus. Merci pour toutes les personnes qui ont déjà signé mais faites passer le message

Car il ne faut pas oublier ce qui s'est passé lors des années noires et rendre hommage à tous ceux qui ont péri dans ces camsp de la mort

vendredi 4 mars 2011

Photos des années 1938 à 1946

Les persécutions des Tsiganes (document remis à la presse)

La persécution des Tsiganes, longue de plusieurs siècles, a connu son paroxysme pendant la seconde guerre mondiale.

Qualifiés de "problème", considérés comme " asociaux" et "racialement inférieurs", les Tsiganes sont arrêtés et assassinés dans le Reich allemand et les territoires occupés.

1899-1933: les bases idéologiques

1899 Bureau Central pour lutter contre les nuisances des Tziganes en Bavière.

1922 Fichage systématique (photographies, empreintes...), carte obligatoire dès 1927.

1929 Bureau Central de Lutte contre les Tziganes à Munich.

1933-1945 : Baro Porajmos, "le grand engloutissement"

1933 Le gouvernement du Chancelier Hitler met en place sa politique eugéniste à l’encontre des malades mentaux et des asociaux, auxquels sont assimilés les Tsiganes. Il instaure la stérilisation forcée "eugénique", puis interdit les mariages "mixtes".

1935 Les lois de Nuremberg classent les "Tsiganes" comme " racialement inférieurs".

1936 Peu avant l’ouverture des Jeux olympiques de Berlin, la police ordonne l’arrestation de tous les Tsiganes de la capitale et de ses environs et leur relogement par la force à Marzahn, sur un terrain vague situé dans un quartier à l’est de Berlin, près d’une décharge publique.

1938 12-16 juin : "Semaine du déguerpissement tsigane". Des centaines de Rrom sont arrêtés, battus et incarcérés en Allemagne et en Autriche. Un millier sont déportés dans les camps de concentration de Mauthausen, Ravensbrück, Dachau et Buchenwald.

1940 Bien que le régime nazi donne la priorité aux déportations de juifs, plusieurs milliers de Tsiganes sont déplacés vers la Pologne, en particulier dans le ghetto de Lodz.

1942 déc. : « Décret d’Auschwitz»: Heinrich Himmler ordonne que tous les tsiganes vivant encore sur le territoire du Reich soient déportés à Auschwitz, où un camp a été conçu spécialement pour eux : "le camp des familles tziganes". Des familles entières y sont incarcérées ensemble. Les jumeaux et les nains, sont cependant séparés des autres et soumis aux expériences médicales pseudo-scientifiques menées par le capitaine SS, le docteur Josef Mengele. Des médecins nazis utilisent également des prisonniers tsiganes dans des expériences médicales dans les camps de Ravensbrück, du Natzweiller-Struthof et de Sachsenhausen.

1944 1er août : les Tsiganes restants dans le camp d'Auschwitz, près de 3 000, sont exterminés.
Au moins 19 000 sur les 23 000 Tsiganes déportés à Auschwitz y périrent.

De 1945 à nos jours des discriminations toujours vivaces

1945 On ne connaît pas exactement le nombre de Tsiganes tués au cours ces années noires. Bien que des chiffres exacts ou des pourcentages ne puissent pas être vérifiés, les historiens estiment que les Allemands et leurs alliés auraient exterminé de 25 à 50% de tous les Tsiganes européens.

20 novembre 1945 Ouverture du procès de Nuremberg où aucun tzigane ne sera appelé à témoigner.

1946 Libérations des derniers tziganes des camps soit 1 an après la fin de la guerre

1969 Remplacements du livret anthropométrique par le livret de circulation lequel doit être visé par la police tous les 3 mois sous peine de poursuite

8 avril 1971 Premier congrès fédérateur de l’OPRE ROMA tenu a Londres où fut adopté l’hymne international tzigane dont le titre Gelem Gelem veut dire allons allons et où a été adopté également le drapeau de nos communauté composé d’une bande horizontale bleu en haut représentant le ciel, une bande verte en bas représentant le sol et en son centre une roue ou chakra à 16 branches représentant les anciennes roulottes.

1982 Le chancelier allemand Helmut KHOL a reconnu officiellement la réalité du génocide tzigane mais à cette date la plupart des victimes susceptible de recevoir des réparations conformément à la loi allemande étaient déjà morte.

3 février 1993 Le décret n° 93-150, signé par le président de la République François Mitterrand, institue "une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite gouvernement de l'État français" (1940-1944)".

5 avril 1995 l’Allemagne élève une stèle à la mémoire de ces tziganes victimes de la barbarie hitlérienne.

Le 16 juillet 1995, dans un discours prononcé lors de cette commémoration, le président la République, Jacques Chirac, reconnaît que "la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français" et que "la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable". Il rappelle, en outre, que la rafle du Vélodrome d'Hiver fut "le point de départ d'un vaste mouvement de résistance (dans lequel s'engagèrent) de nombreuses familles françaises", des "Justes" qui sauvèrent de nombreux juifs

2000 La Loi n°2000-644 du 10 juillet 2000, reprend et modifie le décret de 1993 afin d’y insérer notamment Aux Justes de France. Cette commémoration légale devient ainsi l’occasion pour la Nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux qui ont recueilli, protégé ou défendu aux périls de leur vie et sans aucune contre partie une ou plusieurs personnes menacées de génocide.

2001 La Hongrie, pour sa part, commémore chaque année, le souvenir des Tziganes victimes de l'holocauste auxquels elle consacre un cours d'histoire dispensé à tous les adolescents.

Plusieurs monument ont été érigés en France à proximité du Vel’dhiv, à Gurs (Pyrénées atlantique), Maison d’Ysieu dans l’Ain, Rivesaltes (PO)

02 février 2006 Une stèle est érigée à SALIERS commune d’Arles (BdR) où avait été construit un camp pour les tziganes où 687 des nôtres ont été internés.

15 février 2007 Frédéric DUTOIT, député, a présenté à l’Assemblée Nationale une proposition de Loi tendant à la reconnaissance du génocide tzigane pendant la Seconde guerre mondiale qui porte le n° 3714

27 octobre 2007 L’association NOTRE ROUTE est reçu à l’Elysée, sur sa demande, concernant le génocide.

26 décembre 2007 Réception d’une lettre émanant de Monsieur Claude GUEANT, Secrétaire Général de l’Elysée, indiquant « que le faits exposés ne peuvent en aucun cas être contesté »

15 mai 2008 La même proposition a été présentée au Sénat sous le n° 337 par le sénateur Robert BRET


1er trimestre 2010 Madame le maire de Lille, alors que rien ne laissait le supposer, fait démanteler un camp illicite sur sa commune.

28 juillet 2010 En direct de Grenoble le Président de la république française annonce le démantèlement de 300 camps dits illicites alors que les occupants devraient bénéficier, en tant que citoyens européens, de la libre circulation des bien et des personnes (ne pas oublier que dans ces camps il y aussi des personnes françaises)

Le ministre de l’intérieur se met immédiatement au travail sans tenir compte de la présence de femmes et enfants en bas âge

Lors du dernier trimestre 2010 le maire de LYON prête main forte au pouvoir en place en démantelant le squat de Vaise.

Mi janvier 2011, démantèlement d’un squat place CAZEMAJOU dans le 15eme arrondissement de Marseille.

jeudi 3 mars 2011

Devoir de mémoire à transmettre aux générations à venir

.

Beaucoup de membres de la population des gens du voyage ont péri dans les camps de la mort lors de la seconde guerre mondiale.

Ils sont morts sans trop savoir pourquoi, de ce fait certains sont persuadés d’avoir réussi la conspiration de l’oubli. Pourtant des hommes, femmes, enfants ne demandaient rien si ce n’était que de vivre avec leur us et coutumes.

Ils sont été mutilés, massacrés, les yeux exorbités par la peur mais pensant qu’un jour leurs enfants pourraient continuer à vivre.

Aujourd’hui toutes nos musiques (jazz-manouche, flamenco, musique tzigane) et notre histoire survolée par ceux qui tentent de faire croire à leur savoir et qui pensent ainsi peser encore un peu plus sur cette chape de plomb instaurée sur cette ignominie afin de nous faire admettre que la bête immonde n’avait jamais existé. Ils voudraient nous persuader que cette monstruosité (le racisme) n’avait jamais vécu et n’avait pas engendrée des monstres tel qu’Hitler et s’imaginent effacer tout cela recouvert par un vent de sable venu du désert. Mais ils sont tombés par dizaines et centaines de milliers : pour mémoire sur les 1 million 750 Rrom qui vivaient en Europe à cette époque, entre 500 000 et 750 000 ont péri dans ces camps de la mort.

Peut-on également oublier que nos fillettes et garçonnets, entre l’âge de 6 et 8 ans étaient stérilisés au même titre que les adultes. Ces stérilisations de masse sont de fait un crime empêchant de « naître gitans ». Ces pratiques tentaient l’extinction de notre race de façon à nous faire rentrer dans la nuit éternelle. La mort les a frappés sans leur demander leur âge à Ravensbrück, à Auschwitz, Majdanek, Mauthausen, Chelmno, etc .., ces camps où nos bourreaux nous surnommaient Unten Munchen (sous hommes).

Nous sommes de ce peuple qui vit sans sépulture et qui ne se plaint pas, mais qui ne baisse pas la tête sous l’injure et clamons très fort notre volonté de voir reconnu les massacres de nos populations organisés sous le gouvernement du maréchal Pétain en accord avec l’Allemagne hitlérienne.

En 1946 étaient libérés 10 000 derniers tziganes détenus dans des camps. Pourquoi ? Alors que l’armistice avait été signée en 1945, soit un an auparavant.

Nos grands-parents, nos parents nous ont légué une obligation de mémoire et nous le respectons. Que vaudrait ce respect si nous n’inculquions pas ce devoir de mémoire à nos enfants, petits-enfants etc…. Quand nos yeux se fermeront définitivement à eux de continuer à perpétrer ce terrible souvenir non par fierté mais pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus jamais car tout homme, même seul, assassiné pour des idées est un génocide.

Il faut que nos jeunes générations puissent vivre en bonne intelligence avec tout le monde, respectant et respectés mais nous leurs disons « Ouvrez bien les yeux les enfants car la bataille n’est pas gagnée ».

Effectivement même dans les milieux politiques il y aura toujours des femmes ou des hommes de droite ou de gauche qui n’ont aucun respect pour leur prochain dès l’instant qu’ils ne seront pas dans leur critère.

Pourtant chers enfants lorsque nous nous coupons, de quelque origine soit-on, notre sang est de la même couleur : Rouge.

A tous nos descendants chéris, nos anciens du fond de leur charnier crient Justice.

Nous avons commencé le travail de reconnaissance c’est à vous nos jeunes de continuer. Il serait inadmissible que nous français depuis 1452 que le gouvernement français ne reconnaisse pas le génocide (Samudaripen) de ses propres enfants.

Cette forme de testament est celui que nous léguons à nos futures générations et ainsi de suite jusqu’à l’aboutissement de cette légitimité par tous moyens légaux.

L’association NOTRE ROUTE qui a eu l’initiative de ces écrits n’en est pas pour autant propriétaire exclusif. Nous ne sommes en aucun cas le berceau unique de la culture gitane. Effectivement il serait souhaitable que l’ensemble des associations Rrom les reprenne et les diffuse en masse.


La présidente de l’association NOTRE ROUTE
Mme Véronique LABBE dite Abuelita